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03.03.22

La Métropole Nice Côte d’Azur et le territoire de la Riviera française

       Depuis plusieurs années, la Métropole Nice Côte d’Azur et l’ensemble des collectivités locales de ce qu’il est commun d’appeler la Riviera française multiplient les initiatives et les investissements pour transformer l’économie locale au-delà de la “rente” historique que constitue le tourisme. Entretiens avec trois acteurs complémentaires qui oeuvrent, chacun dans leurs domaines respectifs, au développement et à l'attractivité de ce territoire singulier...

Alice Guilhon

Directrice générale de SKEMA Business School
« SKEMA est le bras armé pédagogique et de la recherche pour le territoire de la Riviera »

Jacques Richier

Vice-président de la Métropole Nice-Côte d’Azur
« Nous sommes dans la vague de ces territoires prêts à embrasser l’avenir avec optimisme »

Franck Goldnadel

Président des Aéroports de la Côte d’Azur
«Ici, entre mer et montagne, la notion de “porte d’entrée” prend tout son sens »

Interview#1

Le campus SKEMA de Sophia Antipolis, levier d’attractivité de la Riviera.

Depuis plusieurs années, la Métropole Nice Côte d’Azur et l’ensemble des collectivités locales de ce qu’il est commun d’appeler la Riviera française multiplient les initiatives et les investissements pour transformer l’économie du territoire au-delà de la “rente” historique que constitue le tourisme.

Dans ce cadre, la présence de grandes écoles est un atout indéniable qu’il convient de valoriser dans une logique de collaboration étroite. Focus sur le campus de SKEMA Business School à Sophia Antipolis avec Alice Guilhon, Directrice générale du Groupe SKEMA et Présidente de la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises de Management (CDEFM).

Pouvez-vous nous raconter l’histoire de SKEMA, de sa création à sa transformation ?

Si aujourd’hui le nom de SKEMA fait écho à un enseignement international d’excellence, le chemin fut long et difficile. Quand j’ai rejoint le campus du Ceram à Sophia Antipolis, en 2000, j’ai tout de suite été séduite par le challenge que représentait la transformation de ce type d’école. Tout était à construire dans ce qui était alors la 15ème école de France mais installée sur l’une des technopoles les plus actives de France. Nous nous sommes occupés de structurer les programmes, du recrutement de professeurs et du processus d’internationalisation pour obtenir les accréditations internationales que nous avons eues sept ans plus tard. Afin de lever plus de moyens, nous avons eu l’idée en 2009, de créer SKEMA en fusionnant avec l’école supérieure de commerce de Lille, une structure similaire en termes de taille et de budget. Aujourd’hui SKEMA fait partie des plus importantes écoles de France avec 7 implantations internationales sur 5 continents et plus de 10 000 étudiants. Le pari fou initié il y a 12 ans s’est avéré gagnant grâce à un travail collectif intense.

Quels liens SKEMA Business School entretient-elle avec ses implantations territoriales et notamment son campus de Sophia Antipolis ?

Le Groupe SKEMA est profondément attaché aux territoires et repose sur deux racines géographiques historiques : Sophia Antipolis et Lille. Plus particulièrement sur l’antenne de Sophia, ce campus bénéficie de deux atouts majeurs : sa localisation, entre Cannes et Monaco, à la notoriété mondiale et un écosystème d’innovation autour de la technopole de Sophia Antipolis qui fait que SKEMA est une des rares écoles à allier management et IA.
À chaque ouverture de campus à l’étranger – Suzhou, Raleigh, Belo Horizonte, Stellenbosch – nous avons d’ailleurs conservé l’idée de nous implanter dans des technopoles reconnues ou en devenir car Sophia reste un modèle.

« SKEMA est le bras armé pédagogique et de la recherche pour le territoire de la Riviera et un facteur de rayonnement partout dans le monde. »

Si SKEMA bénéficie des atouts du territoire, qu’apporte l’école au dynamisme de la région ?

Bien que les interlocuteurs locaux, particulièrement les autorités politiques, n’en soient pas toujours conscientes, SKEMA est le bras armé pédagogique et de la recherche pour le territoire de la Riviera et un facteur de rayonnement partout dans le monde. C’est une vitrine qui fonctionne dans les deux sens. Concernant notre impact économique sur le territoire, il est quantifiable et évalué. Le Business School Impact Survey le situe entre 200 et 300 millions (lignes aéroportuaires, installations de familles et d’entreprises…). Avec l’antenne de l’EDHEC, deux des meilleures écoles de commerce de France sont donc implantées sur le territoire.

Néanmoins, SKEMA n’est pas positionnée sur le territoire administratif de la Métropole Nice Côte d’Azur (mais sur celui de la communauté d’agglomération de Sophia-Antipolis qui inclut la Ville d’Antibes) ce qui peut créer de l’indifférence pour certains acteurs. Or, l’un des grands défis d’attractivité du territoire est de dépasser les différents échelons politiques et administratifs pour avoir une porte d’entrée de business unique et une puissance de frappe décuplée.

« L’un des grands défis d’attractivité du territoire est de dépasser les différents échelons politiques et administratifs pour avoir une porte d’entrée business unique et une puissance de frappe décuplée. »

Quels sont les autres défis du territoire selon vous ?

Pour répondre à l’enjeu majeur d’attractivité et d’emploi, il est indispensable de concevoir une stratégie coordonnée avec l’ensemble des acteurs dans l’objectif de faire des choix stratégiques et structurants. Aujourd’hui le territoire est très axé sur une économie de services – financiers, juridiques, hôtellerie restauration – or il faut être capable de créer un écosystème plus ciblé sur des secteurs d’avenir et d’y concentrer tous les efforts. Montréal a fait ce choix avec l’IA et cela fonctionne. Toulouse aussi dans une autre mesure avec l’aéronautique. Terre de potentiels multiples, SKEMA contribue à prendre sa place dans la transformation de la Riviera et à favoriser les ponts entre les talents de demain et les entreprises du territoire.

« SKEMA contribuera à favoriser les ponts entre les talents de demain et les entreprises du territoire. »

Interview#2

La Métropole Nice Côte d’Azur, une ambition au service de la transformation d’un territoire d’avenir.

Jacques Richier est un homme d’engagement et de fidélité à ses racines. Depuis plus de trente ans, celui qui est désormais Président d’Allianz France (après en avoir été le PDG pendant plus de 10 ans), concilie ses fonctions de dirigeant et ses engagements politiques locaux. D’abord en tant que conseiller municipal de Valdeblore, puis, en 2015, comme Président du Conseil de développement de la Métropole Nice-Côte d’Azur et enfin, depuis 2020 et la réélection de Christian Estrosi, à la fonction stratégique de vice-président « Economie, Tourisme, Industrie et Innovation ». Entretien avec un acteur au cœur de la transformation de ce territoire singulier.

Quelles sont les spécificités de la Métropole Nice Côte d’Azur ?

Le territoire que certains appellent la « Riviera » a toujours été considéré comme un lieu de villégiature particulièrement prisé. Néanmoins, force est de constater que le territoire Nice Côte d’Azur a profondément transformé son image depuis ces dernières années, et plus précisément depuis 2008 et le premier mandat de Christian Estrosi en tant que maire de Nice. Dès cette époque, Christian Estrosi a réussi à insuffler trois axes principaux de développement au service d’une vision globale. Des axes inchangés qui continuent de porter la même ambition :

Le premier est l’alchimie nécessaire entre attractivité touristique et attractivité économique. Oui, nous sommes une destination touristique reconnue au niveau mondial et nous voulons le rester mais nous souhaitons aussi développer une économie basée sur les services et l’industrie avec une politique territoriale volontariste, à la fois proactive et pro-business, qui vise à encourager et accompagner un mouvement d’implantation ou de relocalisation d’entreprises de nouvelles technologies sur son territoire.


Le deuxième axe est la valorisation culturelle du patrimoine. C’est un objectif coûteux qui représente 50% des demandes de financement de la ville mais indispensable pour son prestige et sa préservation. C’est dans ce cadre qu’est intervenue, le 27 juillet dernier, l’inscription de Nice sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco comme « ville de la villégiature d’hiver de la Riviera ». Le prochain objectif est de devenir capitale européenne de la Culture et je suis convaincu que nous y arriverons.

Le dernier axe est l’ambition écologique et environnementale. Une des particularités de la Métropole est sa géographie qui s’étend des plus hauts sommets du Mercantour jusqu’à la Méditerranée, du littoral jusqu’aux stations de ski des Alpes du Sud culminant à près de 3 000 mètres d’altitude, le tout avec la présence d’un Parc national. La Métropole est donc un territoire vert et nous poursuivons notre objectif d’approfondir cette singularité (tramway, ZFE en centre-ville, prolongation de la Promenade du Paillon, poumon vert en cœur de ville…). Nous avons pris nos responsabilités : le Plan Climat 2025 prévoit -22% de gaz à effet de serre (CO2) et -44% d’émissions de polluants. Nous visons une baisse de 55% de gaz à effet de serre à horizon 2030 et la neutralité carbone en 2050.

Quels sont les freins potentiels que vous avez identifiés à cette vision ?

Le foncier disponible et les mètres carrés restent nos freins principaux. Néanmoins sur ce sujet, nous sommes optimistes car les sites industriels actuels consomment moins de mètres carrés et sont plus “propres”, conforme donc à notre positionnement. En revanche, nous devons faire face à une autre réalité : la multiplication des mètres carrés liés à la logistique. Les entreprises doivent encore s’améliorer car quand ces derniers sont aussi rares, vous ne pouvez pas les utiliser juste pour stocker, cela n’a pas de sens. C’est un défi sur lequel nous travaillons étroitement avec les principaux acteurs du secteur et tous les leviers d’innovation et de recherche dont nous disposons. Par ailleurs, si notre industrie « lourde » est moins développée, nous avons une manœuvrabilité forte pour saisir les opportunités sur le numérique, le digital ou la data. Nous sommes par exemple l’un des quatre territoires 3IA en France et nous avons l’Idex d’Université Côte d’Azur pour faire de l’université le moteur de développement de son territoire, en multipliant les interactions avec les acteurs économiques et culturels, ainsi qu’avec les collectivités territoriales. Sur le plan académique, deux des très belles écoles de commerce françaises sont sur la Riviera (EDHEC à Nice et Skema à Sophia Antipolis) mais nous avons également réussi ces dernières années à développer des antennes pour des formations d’avenir : l’école 42, Simplon, le Wagon, le Cnam ou encore l’école Centrale et l’école de jeux vidéo ISART, à partir de 2023.


Comment la Métropole s’inscrit-elle dans le Plan de relance ?

Les équipes de la Métropole se sont tout de suite mobilisées en faveur du plan de relance et en soutien aux entreprises du territoire. Très rapidement, les services de la Métropole ont proposé leur aide aux entreprises pour leur faire découvrir les dispositifs existants et les accompagner dans le montage de leurs demandes de financement. Nous parlons ici des enjeux de modernisation, de décarbonation des appareils de production et de soutien à l’innovation. Nous sommes fiers d’avoir ainsi contribués au succès de plusieurs pépites industrielles, dont Virbac, Leloutre Industrie, Volumic 3D, Sofia Cosmétiques et Caranx, pour un montant total de financements de plus de 4 millions d’euros.
J’ajoute à tout cela la signature du contrat avec l’Etat (Contrat de Relance et de Transition Ecologique, ou CRTE), le 15 avril 2021, sur la durée du mandat pour un programme global de 2,5 milliards d’euros avec près d’1,4 milliard en faveur de la transition écologique.

Quelle est votre vision de la Métropole dans dix ans ?

Les axes ne changeront pas et les objectifs de développement seront toujours portés autour du triptyque suivant : résilience sécuritaire et sanitaire, urbanisme maîtrisé et développement économique et environnemental. Ce qui est marquant, c’est cette vision de long terme impulsée par Christian Estrosi et qui n’a pas varié depuis près de 15 ans. Cette continuité dans l’action, cette persévérance avec des lignes directrices stables, permettent de transformer profondément la ville dans son esthétique, tout en faisant ce qu’il faut pour être une ville moderne et respectueuse de son environnement.
Nous avons les équipes, la vision, la volonté politique et le soutien de la population. Nous sommes dans une bonne dynamique, dans la vague de ces territoires prêts à embrasser l’avenir avec optimisme et détermination. Nous profitons de la vitesse de transformation du monde pour faire de nos défauts des opportunités tout en conservant nos atouts historiques et nous pouvons nous en réjouir.

Interview#3

L’aéroport de demain se pense en région PACA

Un aéroport ne permet pas simplement de voyager, c’est un lieu de vie, un millefeuille d’activités et souvent la clé pour stabiliser les entreprises d’un territoire. Le Groupe Aéroports de la Côte d’Azur réunit les plateformes de Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez et comprend près de 700 salariés répartis sur 23 sites représentant l’un des principaux groupes aéroportuaires européens. Forts de son attractivité et de sa résilience, il a su transformer la crise sanitaire en opportunité, en imaginant l’aéroport de demain, toujours au service de son territoire. Explications avec Franck Goldnadel, Président du directoire des Aéroports de la Côte d’Azur.

Après une carrière exclusivement dans le secteur aérien notamment au sein des Aéroports de Paris, pourquoi accepter de relever ce nouveau challenge des Aéroports de la Côte d’Azur ?

Passionné d’aéronautique depuis l’enfance, je me définis comme un pur produit aéroportuaire. Après avoir été diplômé de l’École nationale de l’aviation civile, j’ai intégré le Groupe Aéroports de Paris en 1994 puis y a ensuite dirigé les deux aéroports parisiens Charles de Gaulle et Orly. J’ai pu ainsi appréhender l’importance des opérations sur un aéroport, l’écosystème aéroportuaire et l’impact pour son territoire. Puis, mon expérience au sein du groupe Edeis m’a permis de me confronter à des aéroports au service d’un écosystème plus local, mais tout aussi fondamental. En septembre 2020, en pleine crise Covid, j’ai rejoint les Aéroports de la Côte d’azur (ACA) qui représentent finalement la synthèse des deux vies passées : un très gros aéroport en termes de connectivité et de passagers mais qui s’inscrit pleinement dans son territoire et qui vit pour son territoire.

On parle souvent pour les aéroports de la Côte d’Azur de complexe aéroportuaire singulier, quelles sont ses spécificités ?

Les Aéroports de la Côte d’Azur (ACA) ont deux principales particularités.
Il faut d’abord comprendre qu’on évoque ici trois aéroports, Nice, Cannes-Mandelieu et Saint-Tropez. Cannes-Mandelieu et Nice forment à eux deux un système aéroportuaire. Cannes-Mandelieu est un aéroport consacré à l’aviation générale (aéroclub, école de pilotage, aviation d’affaires) quand Nice, deuxième plateforme aéroportuaire de France, se consacre à l’aviation commerciale avec un peu d’aviation d’affaires. L’un peut ainsi se développer grâce à l’autre. Saint-Tropez est un aéroport saisonnier de tourisme privé.

Il faut ensuite tenir compte de la géographie du territoire. La notion de “porte d’entrée” prend tout son sens sur la Côte d’Azur quand on regarde le territoire du point de vue de sa structure géologique entre mer et montagne. Cette géographie permet à l’aéroport d’être situé au cœur de la ville ce qui est un atout certain en termes de connectivité ou de temps de transports mais qui l’oblige surtout à être particulièrement vertueux et à s’inscrire dans un univers harmonieux avec son environnement. Cela nous pousse à sans cesse nous améliorer sur notre impact.

Est-ce la raison pour laquelle ACA est souvent considéré comme un laboratoire d’innovation écologique ?

Depuis plus de 10 ans déjà, toutes nos décisions, tous nos investissements, ont répondu à une double injonction, celle d’accroître nos performances tout en réduisant notre empreinte environnementale et en développant la biodiversité sur nos aéroports. Le Groupe a, et c’est une première mondiale, installé des systèmes d’alimentation électrique sur l’aire de parking pour les avions d’affaires. Les trois aéroports du Groupe ont aussi été les premiers en France à atteindre le niveau 4+ Transition du programme de l’ACI en matière de gestion des émissions carbones.

L’aéroport de Saint-Tropez est déjà neutre carbone et pour ACA, l’ambition affichée est d’être neutre carbone à l’horizon 2030. Nous sommes fiers d’être un véritable outil de la politique de développement durable du territoire et sommes conscients de notre impérieuse nécessité de réussir.

Quel impact a eu la pandémie sur l’activité ?

Il faut toujours apprendre d’une crise et en tirer des enseignements.
Cette pandémie a démontré notre résilience à assurer la continuité du service dans les pires conditions. Mais la crise pourrait également se transformer en opportunité. Quand nous serons définitivement sortis de cette situation compliquée, je suis convaincu que la volonté de se reconnecter avec le monde sera importante. Nous sommes prêts à accompagner la mutation du transport aérien et nous avons les atouts pour le faire. Nous pouvons être l’aéroport qui testera les technologies innovantes de demain et permettra au territoire d’être à la pointe car ce dernier possède trois qualités indispensables pour réussir : il est dynamique, tourné vers les autres et sait qu’il doit compter sur lui pour se développer.

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